Enfin, je viens de terminer le tournage du court-métrage LES EGARES DE L’HEMISPHERE SUD.
Je vous présente le projet.
LES EGARES DE L’HEMISPHERE SUD
Court-métrage
en post-production
Synopsis
C’est Halloween à Kigali. Après une longue soirée à boire et à danser, ivres et fatigués, Francis et Christine, sont assis dans une baignoire en train de parler. Dans le salon, en bas, tout le monde est presque rentré mais quelques irréductibles fêtards se traînent.
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Les personnages
Francis, le personnage principal a perdu toute sa famille dans la première semaine du génocide des Tutsis. A l’époque, il était en Europe. Maintenant, il est à la tête de la fortune que son père politicien avait amassée durant sa vie. Cynique, désabusé et étranger dans son propre pays dont il parle difficilement la langue, il ne manque aucune occasion pour être désagréable.
Christine, une canadienne de 35 ans vit au Rwanda depuis deux ans. Après une longue période à travailler dans le développement international dans plusieurs pays du Sud, elle est rongée par un fort sentiment de déception et de désillusion. Ne pouvant plus supporter la société matérielle occidentale dont elle est issue, elle s’accroche désespérément à l’idée de faire un peu de bien dans les pays du Sud.
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Inspiration
Avec ce court-métrage, je veux montrer les tourments de ceux qui ont beaucoup pour être heureux : la santé, l’aisance financière, la jeunesse, un bagage intellectuel.
Francis ne peut s’empêcher de poser son œil d’observateur intransigeant sur le monde autour de lui. Il préfère voir la réalité en face et en parler jusqu’au point d’être désagréable.
Il ne peut s’empêcher de critiquer ses cousins qui vivent comme des parasites autour de sa personne. Le sujet de l’entraide familial est tabou au Rwanda. On peut le désapprouver mais ne pas le critiquer…
Christine, elle, n’est apparemment pas heureuse dans le pays où elle a choisi de vivre. Et pourtant, elle n’arrive plus à vivre chez elle.
Cette histoire est inspirée de mes expériences personnelles. J’ai des amis rwandais très proches qui sont revenus de la diaspora sans pouvoir parler un mot de Kinyarwanda. Certains avaient étudié des sujets qu’ils ne pouvaient pas appliquer au Rwanda. Ne pouvant pas avoir d’interactions avec leurs parents, ils ont fini par vivre dans le monde des expatriés pour des questions d’affinités.
Un jeune rwandais qui ne parle pas Kinyarwanda et une canadienne qui n’arrive plus à vivre dans son pays, voilà deux personnes que l’on pourrait très facilement rencontrer dans la ville de Kigali. Un déchet de la bourgeoisie rwandaise et une hippie des temps modernes qu’est Christine.
EXTRAIT DU DIALOGUE
Christine
C’est grave.
Francis
Qu’est ce qui est grave ?
Christine
Je n’arrive plus à vivre chez moi.
Francis
Pourquoi ? Comment ça tu n’arrives plus à vivre chez toi ? On arrive toujours à vivre chez soi. On finit toujours par y arriver. Moi, je vis bien ici, non ?
Christine
Toi, c’est différent.
Francis
Comment ça, c’est différent ? Je vis entouré de courtisans de toutes sortes et des oncles abrutis par la religion et la pauvreté. Tu penses que c’est facile ? Non mais, franchement, pourquoi tu n’arrives pas à vivre à chez toi ?
Christine
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